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Ca p├Ędale dans la semoule ! le 23/02/2013 à 12h22

Les trois sujets que j’ai choisis pour ma chronique ont comme titres

-         L’exécutif et le législatif font du sur place:

-         Les printemps arabes;

-         L’argent et le pouvoir :

      L’exécutif et le législatif font du sur place

Je ne sais pas si vous serez de mon avis, mais j’ai l’impression qu’aussi bien le gouvernement que nos élus ne font depuis des mois que pédaler dans la semoule. Le gouvernement à chaque fois nous sort des affaires que tout le monde connait, mais ne fait rien ou tarde à corriger les imperfections et les fraudes. Les élus passent des séances à palabrer sur des sujets sans importance et laissant de côté les vrais problèmes que vit notre pays. Je m’explique

Il y’a quelques mois, on publie la liste des bénéficiaires d’agréments de transport, puis la liste des exploitants de carrières, demain peut-être la liste de ceux qui ont bénéficié de parcelles de terrain sur le littoral et puis après la liste de ceux qui touchent un salaire sans travailler et encore d’autre liste. Mais, jusqu’à quand ?

Ce qui ferait plaisir et ce qu’attend le peuple c’est de décider d’annuler ces avantages offerts à des personnalités qui ne sont pas dans le besoin et d’en faire profiter, nos chômeurs, nos orphelins et nos pauvres !

Même chose pour nos élus qui perdent leur temps à discuter si on peut ou pas autoriser à produire un film retraçant la vie d’une famille juive marocaine qui vit en Israël ! J’aurais aimé que nos élus se déplacent dans le Haut Atlas pour se rendre compte des conditions de vie des habitants de ces contrées enclavées et voir le manque d’infrastructures qui font plus défaut dans ces régions qu’à Gaza !

Noyer le poisson ou pédaler dans la semoule, comme on dit ; ce n’est pas ça qui fera avancer le pays.

Le printemps arabe

es printemps arabes se sont-ils transformés en automnes arabes ?, C’est ce que nous observons.aussi bien en Tunisie en Lybie et en Egypte. L’optimisme affiché par les opinions publiques quant à la mise en place des démocraties dans ces pays s’envole petit à petit pour laisser la place à l’incertitude et à la peur. Chacun de nous n’accordaient pas plus de quelques semaines pour que Bechar Assad soit chassé du pouvoir. Or deux ans après Bechar est toujours là et les signes d’essoufflement des insurgés est là même s’il est en grande partie dû au refus de l’Europe de les armer.

Ils n’ont pas tout à fait tort de penser qu’il ne faut pas soigner un corps atteint par une fièvre  en lui inculquant le virus de la peste !

Je ne dis pas  que les régimes de Benali, Kadhafi et Moubarak étaient bien et sans reproches, mais à choisir entre l’ordre et une paix avec un régime autoritaire et le désordre et le chaos comme on le voit dans ces pays   mon choix est vite fait.

Il arrive que des changements de régime ou de pouvoir surviennent un peu partout dans le monde, mais leurs déroulements et surtout leurs conséquences varient selon le degré de développement des populations de chaque pays.

-         L’argent et le pouvoir (Egypte)

    Lors de sa campagne électorale pour la présidentielle française, François Hollande l’actuel Président de la République Française avait montré du doigt « La finance » comme son véritable adversaire.il savait que l’argent peut compromettre la réalisation des objectifs  « assouplir » sinon faire changer les positions, et même faire plier les plus costauds des genoux ! Les temps ont changé. Les gens ne se contentent plus d’eau et de pain pour se nourrir et ne se contentent plus de crier des slogans.

Les islamistes au pouvoir en Egypte commencent à s’en rendre compte. L’industrie touristique est carrément en panne. ses 1500 hôtels auront du mal à trouver des clients et la, relance du tourisme ne se fera pas sans stabilité politique ! Même chose pour les autres secteurs qui étaient dirigés par des entrepreneurs et des opérateurs économiques qui sont emprisonnés ou qui attendent de passer devant les juges.

Je laisse de côté, les aides en nature des pays étrangers rien que pour ce qui est de l’aide américaine dont le montant s’élève à 1,5 milliard de dollars par an,. Et les investisseurs étrangers qui délocalisent (l’avionneur canadien quitte la Tunisie pour le Maroc)

La paix sociale passera obligatoirement par la relance de l’économie et la reprise de l’activité dans le pays. Et pour ce faire, il n’est pas exclu que les islamistes mettent un peu d’eau dans leur vin (pardon dans leur chorba)  et négocient avec leurs ennemis d’hier quitte même à former avec eux un gouvernement d’union nationale.

Ne soyez pas surpris si demain, ils amnistient tous les grands commis de l’ancien régime et libèrent Moubarak qui rentrera chez lui en marchant et non sur une civière, confirmant ainsi le rôle de comédiens que les égyptiens affectionnent à merveille.

Ainsi va Ghriss

Washington le 23/02/2013

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