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Les « Béni- y a qu’à » le 04/09/2011 à 00h15

C'est fou, ce qu'on peut faire avec des si. On mettrait Paris en bouteille et le monde sens-dessus sens-dessous !

A Goulmima avec des « y a qu’à » notre localité serait la plus développée et la plus prospère de tout le Maroc

Y a qu’à faire ceci, y a qu’à faire cela !

Nous les Ghrissois,  nous sommes forts à faire et à défaire le monde autour d’une petite théière sur une terrasse de café où nous épions les va et vient des gens.

Joindre l’action à la parole n’est point notre fort. A quelques exceptions près, nous sommes avares de tout sauf de calomnier un voisin, ou un concitoyen.

Au lieu de féliciter un des nôtres qui a réussi et qui fait sortir sa famille de la précarité, nous le jalousons au point où nous aurions souhaité qu’il reste lui et sa famille dans la misère !

Nous n’entreprenons rien. Mais lorsqu’un des nôtres ose entreprendre, c’est à une avalanche de critiques destructives auxquelles il aura droit et non a des encouragements.

Nous n’entreprenons pas et nous ne laissons pas les autres entreprendre.

Ce que nous savons, nous le gardons pour nous, oubliant que ce savoir nous a été transmis par des personnes moins avares que nous.

Oui, avares de partager, avares de donner, avares de tolérer et même avares de comprendre l’autre !

Je laisse de coté  ce sujet pour dire un mot sur l’annonce faite  par ceux qui détiennent la destinée de l’enseignement. Hier un communiqué du ministère de l’éducation nationale nous apprend qu’il a été décidé de proclamer la journée du 14 septembre, journée de l’école de la réussite. Bonne initiative même si ces dernières années nous ne nous plaignons pas d’un manque de réussite ! Mais de la manière avec laquelle certains étudiants réussissent !

Des moyennes au-dessus de 15 sur 20, des réussites avec mentions et l’incapacité d’aligner deux phrases sans fautes !

Ce qu’il faut décréter, c’est une journée pour un enseignement de qualité. Un enseignement ou l’on apprend aux écoliers et aux étudiants de réussir sans tricher et sans copier. Et en leur expliquant que ceux qui trichent se verrons handicapés et auront des difficultés dans leur vie professionnelle.

Un enseignement ou l’enseignant non seulement assure ce pour quoi, il est payé, mais transmet aux écoliers et aux étudiants une partie de son savoir dans d’autres matières que celle qu’il enseigne.

Personne ne peut nier qu’aujourd’hui le niveau de notre enseignement est à son plus bas niveau ; Il est au fond du puits.

Un optimiste dirait qu’étant au fond du puits, il ne peut que remonter !

Ce a quoi je réponds : Faux, nous pouvons continuer à descendre en creusant !

La question qui se pose est la suivante : Voulons-nous dresser une échelle pour remonter, ou préférons-nous, nous munir de pioche pour continuer à creuser ?

Si vous avez une réponse à la question, cela m’éviterait de continuer à creuser mes méninges.

Ainsi va Ghriss

Goulmima le 03/09/2011

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