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Si ça chauffe au printemps, qu’en sera-t-il en été ? le 26/03/2011 à 16h29

Si le printemps arabe continue à chauffer comme ça, l’été ne sera que brulant.
Ça ne se calme pas dans un pays avant que ça démarre dans un autre. Les populations étaient tellement opprimées et privées de liberté qu’elles n’ont plus peur ni des gourdins ni des balles.
Si la situation se normalise doucement en Tunisie et en Egypte après leurs révolutions, elle est dans sa phase finale en Libye et au Yémen et elle commence à se gâter en Syrie.
Lors de la prise du pouvoir par Bachar Al Assad, après le décès de son père Hafid, je pensais que ce médecin ophtalmo qui a fait ses études et qui avait exerçé en occident va rectifier le tir et changer le système dictatorial hérité de son père. Il est vrai que défaire en quelques mois tout le système de Hafid Al Assad n’est pas du tout une tâche aisée. Mais Bachar est au pouvoir depuis onze ans et s’il n’arrive pas à se débarrasser des hommes qui faisaient partie des proches de son défunt père durant toute cette période, quand va-t-il arriver à le faire ?
Je dis ça, parce qu’il semble que Bachar, au fond est un homme qui a toutes les qualités pour être  un bon président. Faut-il encore qu’il se débarrasse des "mokhabarate" syriennes renommées par ses actions répressives qui semble tenir tous les fils du pouvoir.
Tirer avec des balles réelles et tuer des gens qui manifestent pacifiquement est impardonnable quelques soientt les raisons.
Ces forces, tuent-elles parce qu'elle n'arrivent pas à garder leur sang froid ou pour faire pourrir encore plus la situation pour d'autres raisons? Telle est la question qui reste posée.
Ce n’est pas parce que  les manifestants démolissent la statue de Hafid Al Assad, qu’il faut leur tirer dessus. Rien n’empêche les autorités d’ériger d’autres statues encore plus grandes lorsque le calme reviendra.
Est-ce aussi une raison de tuer une personne, si par énervement celle-ci déchire le portrait d’un président ?
Il me semble que le temps du culte de la personne est révolu et appartient au passé. Ce n’est pas en placardant sur les murs des villes les portrais de leurs dirigeants que ces derniers vont être aimés par les populations. L’amour c’est par le cœur et dans le cœur et non pas par les yeux!
Si les autorités veulent que leurs présidents soient aimés par leurs peuples, ils savent bien que c’est par leurs actions auprès des populations et par leurs actes de tous les jours sur le  terrain qu’ils peuvent y arriver.
Je conçois encore que les portraits soient accrochés dans les classes des écoles primaires pour que les petits enfants connaissent les visages des dirigent de leur pays, mais pas au coin de chaque rue et pas dans tout les bureaux d’une administration.

Concernant justement notre pays sur ce sujet, je penses qu’il y a un département qu’il faut dare-dare assainir. Ce département est celui de la justice. Il est temps que notre justice que tout le monde montre du doigt et demande sa réforme se débarrasse de ses brebis galeuses qui manquent d’intégrité et d’honnêteté. Rendre un jugement au nom de Sa Majesté est un acte d'une très grande gravité, s'il n’est pas rendu par une autorité judiciaire dépourvue de tout soupçon d’injustice et d’iniquité et de partialité.
Je ne sais pas si les personnes qui avant de rendre un jugement qu’elles savent injuste sont conscientes de la gravité de leur acte ? Surtout en déclarant avant de lire le verdict : "Bi ism Sahib al Jalala" (Au nom de Sa Majesté).
Et si vous ne savez pas ce que ressentent  les personnes qui abusent de leur pouvoir alors qu’elles sont assises derrière leurs bureaux, sous le portrait de Sa Majesté, moi je le sais et je vais vous le dire.
Ces personnes ne ressentent rien. Et si elles pas peur de Dieu qui les voit et les entend en tout instant, comment vont-elles avoir peur du portrait du roi ? Pour elles, le portrait n'est là, que pour impressionner ceux qui leur rendent visite ! 

Ainsi va Ghriss.

Agadir le 26/03/2011

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