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IRIR TARIR (Le potier de Mouy)

 

IRIR À TARIR
Le potier de Mouy
Youssef pensait comme beaucoup de ses compatriotes qui habitaient Ighrem que l’indépendance du pays allait transformer leurs vies et qu’ils allaient tous devenir riches sans travailler. C’était un des slogan que faisaient circuler certains partisans du parti de l’Istiqlal en faisant allusion aux recettes que génère  la vente des phosphates.
En sortant du Ksar un matin, Youssef qui était un grand militant et un inconditionnel de ce parti trouva un potier de Mouy qui avait étalé devant la porte du Ksar toute sa production en terre cuite. Des grands plats pour petrir le pain, des gargoulettes pour aller puiser de l’eau et des « Majmares » pour les braises afin de faire bouillir le thé. A coté du potier se tenait trois hommes qui prenaient un bain de soleil tout en jouant à «Fli ou hda3ch» et qui appartenaient au Hizb Achoura.
Youssef, pour taquiner ses adversaires politiques s’adresse au potier et lui :
-      « i3fa rabi aya qadar » Tu n’auras plus à pétrir l’argile pour gagner ta vie, Chaque matin le portier de votre Ksar, viendra taper à ta porte pour te remettre 200 rials pour que tu puisses faire vivre ta famille. Le ministre de l’intérieur M’Hamdi a dit que c’est la part en l’argent  des phosphates pour chaque marocain.
     Youssef saisit « un Mejmar » et part sans payer le potier.
     Addi, un des trois hommes qui suivaient la discussion tout en jouant à leur jeu de dames, s’adresse au potier et lui dit :
(Iniyass aya Qatar adak ikhals mayd youssey, dhat oullah our tbatod dwallod, tamssed allod!)
Potier, dis lui de te payer le Mejmar qu’il a pris. Je te jure que si tu te sépares de la boue, ça sera toi qui te trouveras dans un bon bain de boue !
Le potier se tourne vers Addi et lui dit :
Je n’ai pas reçu l’argent de mon Mejmar qui est sur terre, comment croire recevoir l’argent des phosphates qui sont sous terre ?
Youssef pensait comme beaucoup de ses compatriotes qui habitaient Ighrem que l’indépendance du pays allait transformer leurs vies et qu’ils allaient tous devenir riches sans travailler. C’était un des slogan que faisaient circuler certains partisans du parti de l’Istiqlal en faisant allusion aux recettes que génère  la vente des phosphates.
En sortant du Ksar un matin, Youssef qui était un grand militant et un inconditionnel de ce parti trouva un potier de Mouy qui avait étalé devant la porte du Ksar toute sa production en terre cuite. Des grands plats pour petrir le pain, des gargoulettes pour aller puiser de l’eau et des « Majmares » pour les braises afin de faire bouillir le thé. A coté du potier se tenait trois hommes qui prenaient un bain de soleil tout en jouant à «Fli ou hda3ch» et qui appartenaient au Hizb Achoura.
Youssef, pour taquiner ses adversaires politiques s’adresse au potier et lui :
-      « i3fa rabi aya qadar » Tu n’auras plus à pétrir l’argile pour gagner ta vie, Chaque matin le portier de votre Ksar, viendra taper à ta porte pour te remettre 200 rials pour que tu puisses faire vivre ta famille. Le ministre de l’intérieur M’Hamdi a dit que c’est la part en l’argent  des phosphates pour chaque marocain.
     Youssef saisit « un Mejmar » et part sans payer le potier.
     Addi, un des trois hommes qui suivaient la discussion tout en jouant à leur jeu de dames, s’adresse au potier et lui dit :
(Iniyass aya Qatar adak ikhals mayd youssey, dhat oullah our tbatod dwallod, tamssed allod!)
Potier, dis lui de te payer le Mejmar qu’il a pris. Je te jure que si tu te sépares de la boue, ça sera toi qui te trouveras dans un bon bain de boue !
Le potier se tourne vers Addi et lui dit :
Je n’ai pas reçu l’argent de mon Mejmar qui est sur terre, comment croire recevoir l’argent des phosphates qui sont sous terre ?

 

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