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IRIR TARIR ! (Le mulet de Tou3li )

 

IRIR A TARIR
Après l’indépendance la population de Goulmima s’est divisée en partisans du Parti de l’Istiqlal et en partisans de Hizb Achoura. 
On est qualifié “d’Oulhizb” si on est de l’istiqlal et “d’Achoriy” si on est de Hizb Achoura. 
L’appartenance à l’un ou l’autre des deux partis avait divisé la population au point où certains cousins qui n’appartenaient pas au même parti ne s’adressaient plus la parole. 
C’était aussi la période où on attribuait les noms des leaders politiques à certains animaux pour taquiner leurs adversaires politiques
À l’intérieur d’ighrem, les fenêtres du salon de Feu Ali ou Attou alias « Tou3li » donnait sur une petite place où se retrouvait un groupe de personnes appartenant au parti de l’Istiqlal. Ce groupe se retrouvait là avant la prière du Dohr pour discuter politique. Ce qui déplaisait à Tou3li qui appartenait lui au parti d’Achoura. Il attendait que le groupe istiqlalien soit sous les fenêtres de son salon pour appeler à haute voix sa fille Aicha:
 - Wa Aicha, wa Aicha, rzem i Lmahdi, aouite ad isw (Aicha, Aicha, détache Lmahdi et conduis-le à l’abreuvoir).
Feu Tou3li avait donné le nom de Lmahdi à son mulet !
Ce qui déplaisait fort au groupe d’istiqlaliens qui lui répondaient: « mazkote Addi ou Bihi ! » (A bas Addi ou Bihi)! — à Woodbridge (Virginie).
Après l’indépendance la population de Goulmima s’est divisée en partisans du Parti de l’Istiqlal et en partisans de Hizb Achoura. 
On est qualifié “d’Oulhizb” si on est de l’istiqlal et “d’Achoriy” si on est de Hizb Achoura. 
L’appartenance à l’un ou l’autre des deux partis avait divisé la population au point où certains cousins qui n’appartenaient pas au même parti ne s’adressaient plus la parole. 
C’était aussi la période où on attribuait les noms des leaders politiques à certains animaux pour taquiner leurs adversaires politiques
À l’intérieur d’ighrem, les fenêtres du salon de Feu Ali ou Attou alias « Tou3li » donnait sur une petite place où se retrouvait un groupe de personnes appartenant au parti de l’Istiqlal. Ce groupe se retrouvait là avant la prière du Dohr pour discuter politique. Ce qui déplaisait à Tou3li qui appartenait lui au parti d’Achoura. Il attendait que le groupe istiqlalien soit sous les fenêtres de son salon pour appeler à haute voix sa fille Aicha:
 - Wa Aicha, wa Aicha, rzem i Lmahdi, aouite ad isw (Aicha, Aicha, détache Lmahdi et conduis-le à l’abreuvoir).
Feu Tou3li avait donné le nom de Lmahdi à son mulet !
Ce qui déplaisait fort au groupe d’istiqlaliens qui lui répondaient: « mazkote Addi ou Bihi ! » (A bas Addi ou Bihi)!
 Ce à quoi une voix féminine d’une maison voisine de celle de Tou3li répondit sous forme de chant:

« Addi n’Oubihi hyane awna our tirine » (Addi ou Bihi est vivant à ceux qui ne l’aiment pas !)

À Woodbridge (Virginie).

 

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