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IRIR A TARIR (Addi ou Bihi et la légion d’honn)

 

IRIR À TARIR
Pourquoi Addi ou Bihi a été interné à l’hôpital psychiatrique de Berchid ?
Au temps du protectorat français, vers la fin des années 40 (1948/1949), afin de réduire l’influence du grand Caïd Addi, les autorités françaises avaient décidé de diviser le territoire qui était sous son l’autorité en quatre Caïdats. Trois nouveaux caïds furent nommés. 
 - Au premier on confia le territoire situé au nord de Rich et allant jusqu’à Zaouiyat Sidi Hamza. 
 - Au second Rich et sa proche région. 
 - Au troisième une partie du territoire des Ait Hdidou. 
 - Les autorités françaises ne laissèrent à Addi ou Bihi que le sud de Rich qui va de Kerrandou jusqu’à Ti3alaline.
Addi ou Bihi prit mal la chose mais finit par s’en accommoder. Mais la goutte qui fit déborder le vase fut la décision des autorités françaises d’attribuer à ses trois Caïds la légion d’honneur que seul Addi ou Bihi avait reçue. Le jour qui a été choisi pour la cérémonie de remise de ces médailles fût fixé au jour du souk de Rich.
La veille de la cérémonie Addi ou Bihi, appela son berger et lui demanda de lui ramener pour le lendemain à la première heure le plus poilu de ses chiens.
A l’heure où le commandant français se rendait à la fête, Addi ou Bihi attendit que le commandant soit en face de lui pour faire sortir du capuchon de son burnous le cordon portant la légion d’honneur et le passe autour du cou du chien !
Suite à ce geste, les autorités françaises le déclarèrent fou et décidèrent de l’interner à l’hôpital psychiatrique de Berchid !
Son internement et son absence de Rich durant la signature par les Caïds de la déportation de feu Med V avait peut être évité à Addi ou Bihi d’être parmi les signataires du document demandant la déportation du roi.
Par son acte courageux envers les autorités françaises et par le fait qu'il fut parmi les rares Caïds qui n'avaient pas signé le document de la déportation du roi Mohamed V et son refus de reconnaître la légitimité du roi fantoche Benarafa, il fût nommé après l’indépendance gouverneur du Tafilalet.
Ali Ouidani / Décembre 2007
IRIR À TARIR
Pourquoi Addi ou Bihi a été interné à l’hôpital psychiatrique de Berchid ?
Au temps du protectorat français, vers la fin des années 40 (1948/1949), afin de réduire l’influence du grand Caïd Addi, les autorités françaises avaient décidé de diviser le territoire qui était sous son l’autorité en quatre Caïdats. Trois nouveaux caïds furent nommés. 
 - Au premier on confia le territoire situé au nord de Rich et allant jusqu’à Zaouiyat Sidi Hamza. 
 - Au second Rich et sa proche région. 
 - Au troisième une partie du territoire des Ait Hdidou. 
 - Les autorités françaises ne laissèrent à Addi ou Bihi que le sud de Rich qui va de Kerrandou jusqu’à Ti3alaline.
Addi ou Bihi prit mal la chose mais finit par s’en accommoder. Mais la goutte qui fit déborder le vase fut la décision des autorités françaises d’attribuer à ses trois Caïds la légion d’honneur que seul Addi ou Bihi avait reçue. Le jour qui a été choisi pour la cérémonie de remise de ces médailles fût fixé au jour du souk de Rich.
La veille de la cérémonie Addi ou Bihi, appela son berger et lui demanda de lui ramener pour le lendemain à la première heure le plus poilu de ses chiens.
A l’heure où le commandant français se rendait à la fête, Addi ou Bihi attendit que le commandant soit en face de lui pour faire sortir du capuchon de son burnous le cordon portant la légion d’honneur et le passe autour du cou du chien !
Suite à ce geste, les autorités françaises le déclarèrent fou et décidèrent de l’interner à l’hôpital psychiatrique de Berchid !
Son internement et son absence de Rich durant la signature par les Caïds de la déportation de feu Med V avait peut être évité à Addi ou Bihi d’être parmi les signataires du document demandant la déportation du roi.
Par son acte courageux envers les autorités françaises et par le fait qu'il fut parmi les rares Caïds qui n'avaient pas signé le document de la déportation du roi Mohamed V et son refus de reconnaître la légitimité du roi fantoche Benarafa, il fût nommé après l’indépendance gouverneur du Tafilalet.
Ali Ouidani 

 

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