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"TISSOUFRA N'OUDGHAR"
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Insi nous est revenu cette fois-ci avec un entretien de choc. Ne lui demandons pas comment il a pu l’avoir. Cela doit rester top secret. C’est la condition exigée par l’intéressé, en l’occurrence "Allah", dieu des Musulmans, pardon dieu des Arabo-musulmans comme il aimait à se définir. Lisons.
Insi : Azul.
Allah : Salam.
Insi : Alors ?
Allah : Alors quoi ?
Insi : C’est vrai ce qu’on dit finalement !
Allah : Qu’est-ce qui est vrai ?
Insi : Que tu existes.
Allah : Crois-tu ?
Insi : Puisque je te vois...
Allah : Non, mon petit. Ce n’est qu’un mirage. Je n’existe que dans ta pauvre tête de dégénéré mental. Moi, on m’a créé et je suis devenu ce que je suis par la volonté de mes créateurs. Ils m’ont nourri de fables et de légendes et me voici régnant à leur service.
Insi : Dois-je comprendre que tu n’existes
Le témoignage de l’aède amazigh est édifiant et fournit une base au sens étymologique de cette bourgade enclavée du Maroc Central :
Id afgu ar ad utgh, mid ism nnes as ra neghr i wesmun ad iffgh ixamen
Devrais-je “siffler” ou l’appeler par son nom, pour que mon bien aimé sorte des tentes ?
ANFGOU est donc synonyme de « sifflement », moyen de communication et de dialogue entre amants.
Et l’expression figée confirme :
Da ikkat afgou : il « siffle ». Siflement utilisé par les « trappeurs » pour imiter le cri de la chouette qui mobilise les lévriers, objets de la chasse.
Afgou serait donc le sifflement et ANFGOU, « lieu qui siffle ou de sifflement ». Car, situé à l’entrée d’une vallée où le vent « siffle » régulièrement. Voici donc pour l’étymologie de la bourgade amazighe.
Espace dédié aux Ghrissois qui se sont distingués par leur réussite ou leur créativité
* Le notable : Lmou3ayyine, par Moha Khettouch
* Le mariage en milieu Aït Yafelmane, par Moha Khettouch
* Vers l'épopée de Saghro, par Moha Khettouch
* Ecchimoses, par Hamid Kachmar
* Aqqa n'wujjan, par Hamid Kachmar
* Un artiste ghrissois à Washington, par Hamid Kachmar
* Aït Ukham, par Moha Khettouch
* Ahidous n'Iqabliyn, par Zaïd Ouchna
* La peinture, ce bonheur complexe, par Aïcha Arji
* Ainsi parlait le sud-est : Takarfiyte, par Nourdine Baoudra
* Aghrum n'ihaqqarne, par Lhoussine Azergui
* Agueldune amazzane, par Lahbib Fouad
* Le sommeil du poète, par Mohamed Rachdi
* Timilla, par Mustapha Jlok
* H'mmu Kemous, Times, pointure de la musique amazighe
Je veux faire de cette rubrique un espace d’expression pour nos poètes.
Que leurs poésies soient en tamazighte, en arabe ou en français, ils ont toute la liberté de faire part de leurs inspirations aux visiteurs du site.
Un premier groupe comprenant nos grands poètes Inechaden et un second pour les poètes nouvelle génération.
* 3mr - Lbaz - Ou3sta - Sakkou
* Hamid Kachmar - Hicham Kejji - Moha Khettouch - Bassou Oulaali - Ahmed Balakhdouch
Je veux faire de la galerie AMOUGUER une vitrine regroupant aussi bien les toiles des artistes Ghrissois que celles des autres qui dans leurs œuvres se sont inspirés de notre région.
Liste des artistes établie suivant un ordre alphabétique.
Aïcha ARJI - Aïcha JAOUI - Jean-Marie LOUIS - Khadija BOUKAROUNE - Rosa LOPEZ - Saïd BELGHITI
KACHMAR Hamid ou « Ahmed » ou « Haddou » pour les intimes n’est pas seulement pour moi un artiste, il est aussi mon cousin, et le père de ma petite fille Tifawt que j’adore.
Sa galerie Timitar qui même si elle reste virtuelle permet aux Ghrissois de suivre les travaux de cet artiste dont le style pictural Amazigh a émerveillé de nombreux collectionneurs à Washington.
Haddou ne se contente pas de peindre, ses poèmes en Tamazighte et en français sont là pour nous dévoiler une autre facette de ce grand artiste.
Récit d'une escapade Août 2004