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De là où je suis, Amaglagal je ne t’oublie pas ! le 29/08/2019 à 12h22

 

DA ZGLGH, AR SSIGHIGH 
De là où je suis, Amaglagal, je ne t’oublie pas !
À la veille du 90ème anniversaire de la bataille d’Amaglagal (30 Août 1929) qui encore cette année sera occultée par ceux qui veulent nous imposer des héros dont le patriotisme face aux colonisateurs était plus que douteux, je ne vais pas faillir à ma promesse de commémorer cet anniversaire par la prière pour le repos des âmes de ceux qui avaient tenu tête aux troupes coloniales à Amaglagal à Saghro et à Baddou. Ceux qui avaient combattu pour Dieu et la Patrie !
Les héros oubliés: 
Ils  ne cherchaient pas la fortune ni la gloire, car ils étaient glorieux par leur courage et fortunés par la foi et l’amour qu’ils avaient pour leur pays. 
Vous avez certainement compris qu’il s’agit des hommes du Sud-Est du Maroc (Assamr) qui avaient fait face à la colonisation du pays et n’avaient déposé les armes qu’en 1934 !
Pendant qu’ils résistaient aux troupes d’occupation qui étaient aidées par des supplétifs marocains des villes conquises, d’autres à Fès et à Rabat composaient avec les autorités françaises pour profiter de la colonisation et être prêts pour les remplacer le moment venu.
Goulmima fut occupée en 1932, alors qu’une année avant cette date, feu Mohamed Fassi passait son Bac.
Doit-on aussi oublié la lettre de félicitations envoyée en 1917 par un chef de parti de Fès au Résident français après que Moha ou Hammou Zayani héros de l’Atlas ait été défait par les troupes d’occupation à Lahri ?
Comment veut-on dans ces conditions que ceux qui collaboraient et qui étaient du côté du colonisateur commémorent ou nous aident à commémorer comme il se doit les batailles de Boudnib, de Tilouine, d’Amaglagal, de Saghro ou de Baddou? N’étaient-ils pas du côté de l’occupant ?
Si aujourd’hui, certains se contentent de rappeler timidement qu’un certain Assou ou Baslam et qu’un certain Zaid Ouskounti et leurs hommes avaient résisté à la colonisation c’est sous la pression des associations qui ne veulent pas que la résistance de leurs parents soit occultée et oubliée. Quant à la bataille d’Amaglagal et la victoire des Ghrissois sur les troupes d’occupation, le Haut Commissariat pour les Résistants la passe sous silence malgré les appels et les efforts que déploie chaque année l’Association Arraw N’Ghriss pour que cette victoire ne soit pas oubliée.
Peut être que cette “abstention ” dans la commémoration de ces événements est due au fait que le Sultan Moulay Hafid, avait signé en 1912, le traité de protectorat, donnant droit à la France de coloniser le pays sous prétexte de le pacifier. Protectorat que de nombreuses tribus du Maroc avaient refusé.
Cette autorisation du Sultan de l’époque qu’elle soit ou non sous contrainte, avait donné et donne encore aujourd’hui une autre interprétation aux actions de résistance qu’avaient menées les hommes de Ghriss de Baddou et de Saghro en les qualifiant plus d’insoumis que de résistants.
En 1927 alors que les résistants de Ghriss avait stoppé la progression des soldats Français  en les obligeant à camper à Tarda hors de leur territoire (32 km de Goulmima), le Sultan Moulay Youssef assistait au défilé du 14 juillet à Paris au côté du président français Gaston Doumergue !
Que l’histoire de notre pays soit marquée d’événements joyeux ou tristes, ils nous appartient de l’assumer et non essayer de la travestir. A chaque peuple ses braves, ses poltrons et ses traîtres et les Ghrissois faisaient partie des braves
Ainsi va Ghriss
À la veille du 90ème anniversaire de la bataille d’Amaglagal (30 Août 1929) qui encore cette année sera occultée par ceux qui veulent nous imposer des héros dont le patriotisme face aux colonisateurs était plus que douteux, je ne vais pas faillir à ma promesse de commémorer cet anniversaire par la prière pour le repos des âmes de ceux qui avaient tenu tête aux troupes coloniales à Amaglagal à Saghro et à Baddou. Ceux qui avaient combattu pour Dieu et la Patrie !
Les héros oubliés: 
Ils  ne cherchaient pas la fortune ni la gloire, car ils étaient glorieux par leur courage et fortunés par la foi et l’amour qu’ils avaient pour leur pays. 
Vous avez certainement compris qu’il s’agit des hommes du Sud-Est du Maroc (Assamr) qui avaient fait face à la colonisation du pays et n’avaient déposé les armes qu’en 1934 !
Pendant qu’ils résistaient aux troupes d’occupation qui étaient aidées par des supplétifs marocains des villes conquises, d’autres à Fès et à Rabat composaient avec les autorités françaises pour profiter de la colonisation et être prêts pour les remplacer le moment venu.
Goulmima fut occupée en 1932, alors qu’une année avant cette date, feu Mohamed Fassi passait son Bac.
Doit-on aussi oublié la lettre de félicitations envoyée en 1917 par un chef de parti de Fès au Résident français après que Moha ou Hammou Zayani héros de l’Atlas ait été défait par les troupes d’occupation à Lahri ?
Comment veut-on dans ces conditions que ceux qui collaboraient et qui étaient du côté du colonisateur commémorent ou nous aident à commémorer comme il se doit les batailles de Boudnib, de Tilouine, d’Amaglagal, de Saghro ou de Baddou? N’étaient-ils pas du côté de l’occupant ?
Si aujourd’hui, certains se contentent de rappeler timidement qu’un certain Assou ou Baslam et qu’un certain Zaid Ouskounti et leurs hommes avaient résisté à la colonisation c’est sous la pression des associations qui ne veulent pas que la résistance de leurs parents soit occultée et oubliée. Quant à la bataille d’Amaglagal et la victoire des Ghrissois sur les troupes d’occupation, le Haut Commissariat pour les Résistants la passe sous silence malgré les appels et les efforts que déploie chaque année l’Association Arraw N’Ghriss pour que cette victoire ne soit pas oubliée.
Peut être que cette “abstention ” dans la commémoration de ces événements est due au fait que le Sultan Moulay Hafid, avait signé en 1912, le traité de protectorat, donnant droit à la France de coloniser le pays sous prétexte de le pacifier. Protectorat que de nombreuses tribus du Maroc avaient refusé.
Cette autorisation du Sultan de l’époque qu’elle soit ou non sous contrainte, avait donné et donne encore aujourd’hui une autre interprétation aux actions de résistance qu’avaient menées les hommes de Ghriss de Baddou et de Saghro en les qualifiant plus d’insoumis que de résistants.
En 1927 alors que les résistants de Ghriss avait stoppé la progression des soldats Français  en les obligeant à camper à Tarda hors de leur territoire (32 km de Goulmima), le Sultan Moulay Youssef assistait au défilé du 14 juillet à Paris au côté du président français Gaston Doumergue !
Que l’histoire de notre pays soit marquée d’événements joyeux ou tristes, ils nous appartient de l’assumer et non essayer de la travestir. A chaque peuple ses braves, ses poltrons et ses traîtres et les Ghrissois faisaient partie des braves
Ainsi va Ghriss
washington le 29/08/2019

 

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