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Les "Putes" et Le Monde le 28/05/2016 à 12h08

 Que les lecteurs de mes billets me pardonnent d’avoir ouvert cette chronique par un titre dont le premier mot ne mérite qu’une réplique par la formule « Sbhna 3la Allah » ! Voilà, les excuses sont faites, je rentre dans le vif du sujet !

Sommes-nous affreux ou moins éduqués que les autres au point où le journal Le monde nous consacre autant d'articles ? Ses journalistes ne se réjouissent-lis que s’ils salissent par leurs écrits  l’image de notre pays? Espèrent-ils que le Maroc reste leur vassal comme lorsqu'il était colonisé ? Ou cherchent-ils à ébranler sa stabilité politique que de nombreux pays n'arrivent pas à avoir? Ce journal qui était une référence pour ses articles et ses analyses ne cesse de plonger dans la médiocrité avec des articles de bas de gamme qui usent de la calomnie et ne cessent de ternir l'image d'un pays qui tout en se développant reconnaît que le chemin qui lui reste à parcourir est long !

Un article accusateur sur la prostitution comme si le Maroc est le seul pays au monde à souffrir de ce fléau. Comme si nos rues et nos boulevards sont plus bondés de prostituées que le sont les Champs-Elysées, Pigalle ou les Bois de Boulogne et de Vincennes? Oui la prostitution existe chez nous comme elle existe dans tous les pays. Mais la différence ne réside pas dans le fait qu’elle existe ou pas. Les journalistes du monde ont emprunté un raccourci très court en épargnent les coupables qui sont généralement des étrangers bien nantis dont de nombreux français et en accusant le pays et les pauvres filles qui sont plus des victimes que des coupables. Ils culpabilisent les filles dont beaucoup d'entre-elles sont poussées par la pauvreté et la précarité et se taisent contre ceux qui ne sont pas dans le besoin mais qui viennent au Maroc dépenser leur argent pour assouvir leurs envies sexuelles en abusant de ces pauvres filles qui leur vendent leurs corps. Des deux, à qui il faut jeter la pierre ? Je n'exclue pas la responsabilité de l'Etat qui doit faire sortir de la misère ces filles en leur trouvant du travail. Mais faut-il lui en vouloir de ne pas pouvoir le faire en ce moment où la France elle même se débat contre le chômage qui atteint des niveaux jamais égalés?

Le journal Le monde oublie-t-il que le terme « Bourdil » qui est devenu un mot de chez-nous n'a été connu que lorsque la France qui colonisait le Maroc avait installé dans les villes et les villages du pays des Bordels au profit de ses troupes et de ses légionnaires. La France n’est-elle pas en quelque sorte à l'origine de l'expansion de ce fléau dont les journalistes du monde accusent le Maroc ? Aujourd'hui on nous montre du doigt à cause de la prostitution, demain ça sera à cause du kif dont les européens sont les principaux consommateurs et acheteurs. Pour eux, c’est du kif-kif. Ils taperont là où ils penseront faire mal au Maroc. Qu’ils se détrompent, car leurs coups ne feront que renforcer notre unité et notre amour pour notre pays et notre roi.

Leur haine pour notre pays les aveugle au point où ils ne se rendent pas compte qu’ils pataugent dans la contradiction. Tout en dénonçant la prostitution qu’ils disent sévir chez-nous, ils continuent à recevoir sur leurs plateaux de tv et à réserver leurs colonnes à faire l’éloge de l'experte de la prostitution marocaine qui est allée s’installer chez eux. Cette pauvre femme qui elle-même n’est qu'une victime d'un riche et vieux français qui l'avait entraînée dans cette voie du péché. 

Ainsi va Ghriss

Washington le 28/05/2016

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