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CA AURAIT ETE MIEUX SI J’ETAIS RESTE CHEZ-MOI le 26/12/2009 à 11h32

L’Institut Français d’Agadir a abrité hier une rencontre animée par Ahmed Sabir au cours de laquelle les thèmes suivant ont été « traités »:
 - L’histoires des Imazighen : L’Apport de l’Art Rupestre par Mr Abdellah Salih
 - La culture Amazigh : Enjeux et Défis d’une Renaissance par Mr Ahmed Boukouss

Laissant de coté le temps réservé à ces deux interventions qui ne dépassait guère 1h30mn ce qui n’a pas permis à la nombreuse assistance d’instaurer un véritable échange et de poser autant de questions qu’elle le souhaitait, je dirais pour ma part que je suis resté sur ma faim. Je m’attendais à ce que Mr le recteur de l’IRCAM nous fasse part de la stratégie de l’institut pour justement relever les défis et assurer la renaissance de la culture Amazigh. Il s’est contenté d’énumérer des actions de formation d’inspecteurs et de l’édition de manuels de la langue Amazigh, ou de la formation de présentateurs de la future chaîne de tv Amazigh. Il a aussi parlé des sommes d’argent distribuées aux associations Amazigh (J’assure les lecteurs que l’Association Arraw N’Ghriss n’a pas  bénéficié d’un seul centime. Peut être que cet argent va plus aux Associations du Souss auxquelles je dis. Adaknt izayd rabi !)
Je ne dis pas que ces actions ne sont pas importantes, mais qu’elles peuvent être assurées  par les départements des ministères concernés et non être la préoccupation du recteur de L’IRCAM, qui à l’air de ne pas accorder au coté politique de la cause Amazigh l’importance nécessaire.
J’ai eu encore une fois la preuve hier lorsque monsieur le recteur a passé sous silence ma question qui était :
 - Est-ce que l’IRCAM pense réagir à la déclaration faite cette semaine dans la presse  par un ministre qui à dit que le Maroc n’aura comme langue que l’arabe classique, et que même la Darija n’est pas une langue marocaine ?
Mr Boukouss n’a pas daigné répondre à ma question.
Ce qui me fait dire : Imazighen ne vous faites pas trop d’illusions, N’attendez pas que ceux qui vous représentent exigent de l’autre ce qui vous revient car ils se contentent de ce qu’on veut bien leurs donner. Agadir le 27/01/07

(Photo : de Gauche à Droite) : Ahmed Boukouss, Ahmed Sabir et Abdellah Salih

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