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LE SOUS-DEVELOPPEMENT : CEST PLUS UN ETAT DESPRIT le 26/12/2009 à 14h04

C'est certain que notre pays a besoin d’une mise à niveau dans presque tous les domaines y compris dans la façon de penser et dans la manière de gérer de beaucoup de gens.
Notre pays a connu la semaine passée une grande tragédie qui a coûté la vie à plus de 55 personnes et par voie de conséquences sera aussi la cause du désœuvrement de plusieurs familles, Il s’agit comme vous l’avez certainement deviné de l’incendie qui a ravagé une usine de matelas à Casablanca.
La question que tout un chacun a le droit de se poser comment un incendie dans une usine peut-il occasionner tant de pertes de vies humaines ?
Y’a-il dans cette usine un système d’alarme pour signaler et déclencher l’évacuation du personnel des lieux ?
Dispos-t-on de moyens d’extinction de feu à l’intérieur des locaux ?
A-t-on formé le personnel pour l’utilisation des extincteurs et des lances incendie?
Dispose-t-on d’un piquet de sécurité ou d’une équipe de première intervention en attendant l’arrivée des pompiers ?
A toutes ces questions la réponse est certainement non ! Car la sécurité des personnes et des biens n’est que rarement prise en considération par de nombreux patrons.
Et puis si vous n’avez pas intégré en vous le souci sécuritaire, vous pouvez vous balader dans des établissements publics ou privés sans que l’existence ou pas des extincteurs, ni leurs emplacement ou encore moins s’ils sont pleins ou non n'attire pas votre attention.
Ce que je décris est une triste réalité qui résume notre degré de sensibilisation à la sécurité contre l’incendie.
C'est vrai que quelques établissements font exception et sont dotées d’équipe de premières interventions et de moyens efficaces pour lutter contre l’incendie. Ces établissements ont installé des détecteurs de fumées, des sprinklers et quelques fois même des réserves d’eau pour faire face à un manque de pression au niveau des canalisations publiques ! Mais c'est vrai aussi que ces établissements sont rares ou qu'ils appartiennent à des multinationales.
Je ne citerais pas le nom de l’entreprise à Casablanca où chaque semaine on simule un incendie et on chronomètre le temps mis par le piquet d’intervention pour que l’eau jaillisse au bout de la lance d’incendie.
C’est sûr que ces exercices ont un coût, mais ce coût n’est pas à imputer dans la rubrique des dépenses mais dans celle des investissements.
Que de fois les sapeurs pompiers se sont déplacés après une alarme au feu pour constater que l’équipe sur place, formée à partir du personnel de l’entreprise à maîtrisé et éteint l’incendie ; épargnant ainsi aux propriétaires de l’entreprise et aux ouvriers de connaître des situations difficiles ou des drames ?
Ce qui m’amène à dire pour conclure, que le PNB du Maroc peut être ce qu’il veut, le sous-développement restera toujours en nous, tant que certains patrons continuent à considérer la formation, la sécurité, l’entretien préventif des machines et des installations comme des dépenses et non pas comme des investissements.

Ainsi va Ghriss
Agadir le 30/04/2008

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